Le blocage par les forces iraniennes du très stratégique détroit d’Ormuz, en représailles à la guerre déclenchée le 28 février, a sévèrement restreint l’approvisionnement en carburant des navires dans les ports de la région, a expliqué à l’AFP Constantinos Capetanakis, président de l’Ibia.
L’Ibia est l’association professionnelle mondiale regroupant tous les acteurs de l’industrie des carburants maritimes (armateurs, fournisseurs, traders, courtiers…).
Le prix moyen du fioul à très basse teneur en soufre (VLSFO) – utilisé par de nombreux navires – dans les vingt plus grands ports de ravitaillement du monde s’établissait mercredi à 1.017 dollars la tonne, contre 544 dollars le 27 février, selon les données de l’observatoire du secteur Ship and Bunker.
« Il s’agit de situations et de circonstances urgentes. Il faut anticiper autant que possible », a souligné M. Capetanakis, appelant l’industrie maritime « au calme et au réalisme ».
Les prix du carburant maritime ont atteint des niveaux qui avaient été observés pour la dernière fois précédemment après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon un rapport de la banque HSBC.
Cette flambée entraîne une augmentation des coûts d’expédition, les transporteurs introduisant des surtaxes d’urgence pour compenser ces dépenses supplémentaires, ont affirmé de grandes entreprises.
Les coûts de carburant représentent environ 50% des dépenses d’exploitation d’un navire, selon M. Capetanakis, qui travaille pour la compagnie maritime mondiale Star Bulk.
« Les ports d’Europe et des Amériques sont davantage protégés pour le moment, bien que nous constations des signes d’augmentation de la demande dans des hubs éloignés du Moyen-Orient », a déclaré mercredi à l’AFP Jack Jordan, de Ship and Bunker.
L’Organisation maritime internationale (OMI) de l’ONU a entamé mercredi deux jours de pourparlers pour discuter des efforts visant à atténuer la crise du transport maritime.
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