Le Sri Lanka accueille depuis le 4 mars sur son sol 32 marins rescapés du torpillage de la frégate iranienne Dena au large de son territoire, ainsi que 219 autres marins du navire de soutien logistique Bushehr, qui a fait escale dans un port sri-lankais après avoir signalé un incident technique.
Les 84 corps de marins iraniens récupérés après le naufrage de la Dena ont été rapatriés en Iran il y a dix jours.
Ces deux navires revenaient d’un exercice militaire en Inde.
Un troisième bâtiment militaire iranien qui a participé à ces manoeuvres a pour sa part trouvé refuge dans le port indien de Cochin (sud) avec ses 183 hommes d’équipages.
Les autorités sri-lankaises et indiennes ont réaffirmé leur neutralité dans la guerre entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël et justifié l’accueil des marins de Téhéran par des raisons humanitaires.
« Nous discutons et nous suivons le dossier avec le gouvernement du Sri Lanka, j’espère que nous pourrons régler ce problème aussi vite que possible », a déclaré lundi devant la presse l’ambassadeur d’Iran à Colombo Alireza Delkhosh.
Les marins sont bien traités mais souhaitent rentrer au plus vite dans leur pays, a indiqué le diplomate. « Leur seule inquiétude, c’est d’être séparés de leur famille », a-t-il souligné.
Les autorités sri-lankaises n’ont pas immédiatement réagi aux propos de l’ambassadeur d’Iran.
Le sort des marins iraniens, qui relève selon Colombo de deux conventions internationales distinctes, n’a pas encore été tranché.
Interrogé par la presse sur les difficultés d’approvisionnement en hydrocarbures du Sri Lanka à cause de la guerre en cours au Moyen-Orient, M. Delkhosh a répondu que les navires battant pavillon sri-lankais étaient libres de circuler.
« Le Sri Lanka est un pays ami », a-t-il déclaré, « le détroit d’Ormuz n’est pas fermé aux vaisseaux des pays amis ».
Cette voie maritime, cruciale pour l’approvisionnement mondial en carburant, est bloquée par l’Iran depuis les première frappes militaires américano-israéliennes le visant le 28 février.
Le Sri Lanka, qui importe la totalité de ses besoins en pétrole, a augmenté dimanche de 25% les prix des carburants, dont il a rationné en outre la distribution, et décrété la semaine de quatre jours de travail pour réduire leur consommation et épargner ses réserves.




