Le maquereau de l’Atlantique Nord est l’un des dossiers les plus sensibles des négociations de pêche: le stock est en danger et les pays de l’UE accusent le Royaume-Uni, la Norvège, les lles Féroé et l’Islande de trop puiser dans la ressource.
Les pays de l’UE avaient entériné de façon provisoire mi-décembre une baisse drastique des captures de maquereaux pour les six premiers mois de l’année 2026: une réduction de 70% par rapport à l’année précédente, proche des recommandations scientifiques mais très redoutée par les pêcheurs.
Lors d’une réunion entre ministres de la pêche lundi prochain à Bruxelles, les Vingt-Sept pourraient rehausser ces quotas.
Chypre, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne, va proposer un « compromis » qui prévoit une baisse des quotas de 48% seulement, selon une source européenne,
Les Européens cherchent à répondre aux revendications des pêcheurs et à se rapprocher des quotas appliqués chez les voisins du Royaume-Uni, de Norvège, des lles Féroé et de l’Islande.
Et la France ne s’opposera pas aux 48%, a indiqué le ministère de la pêche à l’AFP.
« La position constante de la France est qu’un accord international est la seule option durable pour la gestion du stock de maquereau. Si la France aurait préféré un accord global à -70%, les dernières négociations ont démontré que la base de négociation pour parvenir à un tel accord » avec des pays comme l’Islande « est désormais fixée à -48% », a indiqué l’entourage de la ministre Catherine Chabaud.
La pêche est l’un des points les plus inflammables des discussions entre Bruxelles et l’Islande, qui pourrait reprendre ses négociations d’adhésion à l’Union européenne, si le « oui » l’emporte lors d’un référendum fin août dans le pays.
Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le Nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche, dans un contexte de désaccords géopolitiques.
L’espèce est tombée dans une zone de danger où sa reproduction n’est plus assurée.




