Vendredi, un avion de reconnaissance « des forces aériennes américaines RC-135 effectuant un vol de routine dans l’espace international au-dessus de la mer Baltique a été intercepté par un (chasseur) russe SU-27 de manière dangereuse et non professionnelle », a déclaré dans un communiqué le commandement des forces américaines en Europe (EUCOM).
« Nous sommes très préoccupés par ce genre de comportement », a ajouté l’EUCOM, basé à Stuttgart, dans le sud-ouest de l’Allemagne, soulignant que ce type d’actes « a le potentiel de faire escalader inutilement les tensions entre les pays ».
De son côté, Moscou a démenti tout incident, affirmant « respecter les règles internationales de sécurité aérienne », et accusé les Etats-Unis d’envoyer des « avions-espions » en Russie.
« Nous commençons à nous habituer aux insultes du Pentagone concernant de prétendues +manoeuvres non professionnelles+ de nos chasseurs lorsqu’ils interceptent des avions-espions américains aux frontières russes », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.
Ces « avions de reconnaissance américains tentent de se faufiler jusqu’à la frontière avec leur transpondeur éteint », ce qui les rend invisibles pour les autres avions, a-t-il affirmé.
« En conséquence, les forces de défense aérienne doivent envoyer des chasseurs pour qu’ils identifient visuellement ce type d’avion et leur numéro d’identification », a-t-il expliqué.
« Les forces aériennes américaines ont deux solutions : soit elles ne volent pas près de nos frontières, soit elles allument leur transpondeur pour que notre radar puisse les identifier par des moyens de contrôle objectifs », a conclu le général russe.
Le 17 avril, un incident avait déjà opposé un SU-27 russe et un RC-135 américain. Washington avait là aussi dénoncé le comportement « dangereux » du chasseur russe et Moscou avait répliqué que cela « ne correspondait pas à la réalité ».
Ces confrontations entre forces aériennes russes et américaines s’inscrivent dans un contexte de regain de tensions entre Moscou et Washington, après de multiples survols mi-avril par des avions russes du destroyer américain USS Donald Cook dans les eaux internationales de la mer Baltique.
Le Pentagone avait alors qualifié ces survols d' »attaque simulée » tandis que Moscou avait nié le caractère provocateur ou imprudent de cette action.




