Le dirigeant allemand participera vendredi à une visioconférence des chefs d’Etat tenue depuis Paris, coprésidée par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, afin de réfléchir à « une mission multilatérale et purement défensive » dans le détroit selon l’Elysée.
« La question de la participation des forces armées des Etats-Unis sera discutée demain. Il existe de bons arguments en ce sens, mais nous en parlerons demain (vendredi) à Paris », a indiqué M. Merz lors d’une conférence de presse à Berlin.
Le président français souhaite toutefois monter cette initiative sans les Etats-Unis, avec des pays volontaires non belligérants.
Le but de cette mission serait d’accompagner la réouverture du détroit, une fois que la guerre aura pris fin.
Berlin est « en principe disposé à participer à la sécurisation des voies de passage », a indiqué Friedrich Merz.
Mais cela suppose « la fin des hostilités, un cessez-le-feu au moins provisoire » ainsi qu' »un mandat (…) de préférence des Nations Unies » et l’approbation du gouvernement allemand et du Bundestag, a-t-il souligné.
« Nous en sommes globalement encore très loin », a-t-il conclu.
De source gouvernementale allemande, cette contribution de Berlin à une mission internationale de sécurisation du détroit d’Ormuz pourrait se concentrer sur « le déminage ou la reconnaissance maritime à longue distance ».
Depuis le début de la guerre, déclenchée par les Etats-Unis et Israël, Téhéran verrouille ce passage maritime crucial pour le commerce international.
Malgré un fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, la situation reste tendue et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.




