L’opération contre ce méthanier « a été lancée à partir des côtes libyennes au moyen de vedettes sans équipage appartenant à l’Ukraine », a affirmé le ministère russe du Transport dans un communiqué.
Ce bâtiment, l’Arctic Metagaz, a ensuite sombré, selon les autorités libyennes, entre Malte et la Libye.
« C’est une attaque terroriste. (…) Cela aggrave la situation sur les marchés mondiaux de l’énergie, sur les marchés du gaz, y compris dans ce cas, principalement pour l’Europe », a déclaré M. Poutine à la télévision d’Etat.
« Le régime de Kiev mord, en fait, la main dans laquelle il mange, à savoir la main de l’Union européenne », a-t-il ajouté.
Les autorités ukrainiennes n’ont pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.
– Parti de Mourmansk –
En décembre, l’Ukraine avait dit avoir frappé pour la première fois un pétrolier de la « flotte fantôme » russe en Méditerranée.
Une source au sein des services de sécurité ukrainiens avait alors expliqué que des drones aériens avaient été utilisés pour l’opération, réalisée à quelque 2.000 km de l’Ukraine, sans préciser le lieu à partir duquel elle avait été déclenchée.
Selon Moscou, Tripoli et La Valette, les 30 membres de l’équipage du méthanier sont sains et saufs.
Ils « ont été localisés dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne à bord d’un canot de sauvetage », ont affirmé tard mardi les forces armées maltaises.
Le navire, parti du port de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie, transportait du gaz liquéfié vers Port-Saïd, en Egypte.
– Appel à « la plus grande prudence » –
L’Autorité libyenne des ports et du transport maritime avait fait savoir dans la nuit de mardi à mercredi que ce bateau avait fait naufrage après des « explosions soudaines » d’origine inconnue.
Un appel de détresse en provenance de l’Arctic Metagaz a été reçu dans la soirée de mardi, avait-elle précisé, ajoutant que les explosions avaient été « suivies d’un énorme incendie ayant conduit à son naufrage complet ».
La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a affirmé que l’incendie et le naufrage n’avaient « aucun impact sur l’approvisionnement en pétrole et en gaz » en Libye, « ni sur les opérations de distribution de carburant sur le marché local ».
Elle s’est également voulue rassurante en précisant que « toutes les mesures nécessaires » avaient été prises pour « garantir la sécurité de la navigation et des opérations maritimes » et que les activités portuaires en Libye étaient normales.
Selon les autorités libyennes, l’épave gît à environ 130 milles marins au nord du port libyen de Syrte.
L’Autorité libyenne des ports a mis en garde les autres navires contre toute approche du site du naufrage en raison du risque de collision ainsi que de fuite hors des réservoirs du méthanier de gaz naturel liquéfié ou de carburant.
Elle a appelé à « la plus grande prudence » afin d’éviter tout risque d’incendie ou de pollution marine.
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