« Nous recherchons (…) une solution d’avenir pour notre pays » mais « ce qui est en train de se passer actuellement est un mensonge d’État », a déclaré au cours d’une conférence Roch Wamytan, poids lourd du FLNKS.
Le leader indépendantiste a insisté sur « l’impartialité de l’État au service de tous comme condition d’une paix durable », estimant que cette exigence n’était plus respectée.
Christian Tein, président du FLNKS, a accusé l’État d’avoir « en permanence manqué à sa parole », une trajectoire qui, selon lui, « a conduit aux émeutes » meurtrières de mai 2024.
Le projet de loi constitutionnelle, examiné mercredi ou jeudi à l’Assemblée nationale, vise à traduire juridiquement l’accord de Bougival, signé à l’été 2025 entre le gouvernement et les forces politiques locales, mais rejeté ensuite par le FLNKS.
Cet accord prévoit notamment la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » inscrit dans la Constitution française et doté d’une nationalité propre, susceptible de se voir transférer les compétences régaliennes.
La réforme prévoit également un nouveau report, le quatrième depuis mai 2024, des élections provinciales, desquelles dépend la composition du gouvernement local. Le scrutin devrait se tenir fin 2026 si la réforme est adoptée.
Les indépendantistes, eux, estiment que le texte n’aboutira pas à la souveraineté pleine et entière de la Nouvelle-Calédonie. Le FLNKS conditionne toute reprise des négociations à l’abandon du projet de Bougival et à la tenue des élections provinciales, afin de « légitimer » les interlocuteurs appelés à discuter de l’avenir institutionnel du territoire.
Dans un communiqué, le Front rejette également l’hypothèse d’une consultation anticipée des Calédoniens sur Bougival avant les provinciales, qu’il juge « incohérente » et « clivante ».




