« Face à ces tentatives de déstabilisation qui visent notre unité, la France opposera toujours une réponse ferme et implacable », a déclaré Manuel Valls, cité dans un communiqué du ministère des Outre-mer.
Le communiqué ajoute que « la France ne reconnaît pas le +Groupe d’initiative de Bakou+ qui mène depuis l’Azerbaïdjan des actions contre les intérêts stratégiques de la France outre-mer » et « appelle les élus visés par ce groupe à rejeter sans ambiguïté ces manoeuvres inacceptables ».
Dans un courrier envoyé mercredi à Manuel Valls, le Groupe d’initiative de Bakou dit proposer « une initiative de médiation impartiale entre le gouvernement français et la Kanaky (nom donné à la Nouvelle-Calédonie par les indépendantistes, ndlr) afin d’insuffler un nouvel élan aux discussions et d’y apporter une contribution ».
Créé en juillet 2023, le GIB est une organisation promue par l’Etat azerbaïdjanais très impliquée dans le soutien aux mouvements indépendantistes français.
Le Groupe était né des suites d’une conférence à Bakou à laquelle avait été conviée des indépendantistes de Martinique, Guyane, de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, et plusieurs élus ultramarins.
Depuis des mois, Paris accuse Bakou d’ingérence et de manipulation sur la Nouvelle-Calédonie et plus généralement sur les outre-mer, dans un contexte de tensions entre les deux capitales en raison du soutien de la France à l’Arménie, le rival historique de l’Azerbaïdjan.