Dans un communiqué diffusé par la radio d’État, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, a rappelé que des vérifications approfondies avaient confirmé que, « ledit navire ne figure dans aucun des registres officiels des navires autorisés à battre pavillon camerounais ».
Arraisonné à plus de 400 milles nautiques (740 km) à l’ouest de la Bretagne, ce navire de la flotte fantôme russe, utilisé par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, est arrivé mardi dernier en baie de Douarnenez (Finistère), où il doit être immobilisé le temps de l’enquête.
En provenance du port de Mourmansk en Russie, le navire se dirigeait vers la ville balnéaire de Limbé au Cameroun, lorsque la marine française a voulu vérifier la régularité de son pavillon.
Le ministre camerounais a condamné « avec rigueur l’utilisation frauduleuse et abusive des attributs de la nationalité » camerounaise et invite « la communauté internationale à prendre des mesures drastiques contre ces dérives qui deviennent fréquentes dans ce secteur ».
En février et mai 2026, des communiqués similaires avaient déjà été publiés par le gouvernement camerounais pour dénoncer ces pratiques.
Yaoundé a réitéré son engagement à lutter contre la fraude maritime, conformément à ses obligations internationales « en matière de sûreté, de sécurité et de gouvernance maritimes » et a rappelé que le pays poursuit « le processus d’assainissement et de modernisation de son pavillon ».




