Cette conférence de « planification militaire » se tient dans la foulée d’un sommet qui a réuni le 17 avril à Paris et par visioconférence une cinquantaine de participants, dont une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement.
A l’issue, le président français Emmanuel Macron avait évoqué la mise en place d’une « mission neutre, bien distincte des belligérants » pour sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, le Premier ministre britannique Keir Starmer précisant que « plus d’une douzaine de pays » avaient proposé de contribuer à une telle force « pacifique et défensive ».
Les deux pays ont insisté sur le fait qu’elle ne serait déployée qu’une fois une paix durable dans la région instaurée.
Dans un communiqué publié jeudi, John Healey et Catherine Vautrin ont salué le cessez-le-feu avec l’Iran, dont Donald Trump a annoncé mardi la prolongation.
« Nous souhaitons que (ce cessez-le-feu) perdure et se consolide, et qu’il aboutisse à la fin définitive des hostilités. Mais notre travail ne s’arrêtera pas là », ont déclaré les ministres.
Ils ont précisé qu’un « groupe de planification opérationnelle » pour restaurer la liberté de navigation dans le détroit –quasi-bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l’Iran le 28 février– avait présenté mercredi un rapport, qui servait de base à la conférence.
La mission des planificateurs militaires réunis à Londres « consiste à traduire le consensus diplomatique établi par nos dirigeants en options militaires concrètes, avec un plan conjoint et coordonné visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit et à soutenir un cessez-le-feu durable », ont indiqué les ministres.
« Pour transformer cette dynamique diplomatique en actions concrètes, il faut une planification rigoureuse, des discussions franches et des engagements fermes de la part des nations alliées et partenaires, et nous sommes reconnaissants envers celles qui ont déjà manifesté leur volonté de contribuer », ont-ils poursuivi.
« Nous sommes confiants dans le fait que des progrès réels peuvent être accomplis », ont-ils ajouté.
La réunion se tient au quartier général interarmées permanent de Northwood, au nord-ouest de Londres.
L’Iran orchestre depuis le début du conflit au Moyen-Orient une quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, passage entre le Golfe et le golfe d’Oman crucial pour l’exportation des hydrocarbures de la région. Ce blocage a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et du gaz avec un impact économique mondial.




