« Il nous appartient de proposer ensemble une vision programmatique crédible et enthousiasmante pour le pays. L’idée serait que nous puissions co-élaborer un socle de mesures structurantes et porteuses d’espoir », écrit Marine Tondelier dans la lettre consultée par l’AFP.
« Nous avons identifié 21 priorités qui pourraient nourrir utilement nos échanges », poursuit-elle.
Parmi les propositions dressées par Mme Tondelier, on retrouve notamment l’augmentation du Smic (sans précision du montant auquel il serait fixé), l’augmentation du salaire des enseignants de 15% sur le quinquennat, la restauration de la police de proximité ou encore la régularisation des travailleurs sans-papiers.
Mais aussi des orientations moins précises, comme le fait de « garantir le droit au logement pour toutes et tous » ou encore « agir contre ce qui nous rend malade: pollutions, pesticides, malbouffe ».
« Ces propositions ne prétendent pas clore le débat. Elles visent au contraire à l’ouvrir », note Mme Tondelier.
Le courrier est adressé au Parti socialiste, dont le premier secrétaire Olivier Faure se dit favorable à la primaire unitaire de la gauche mais a du mal à dégager une majorité en interne sur ce point, au mouvement Génération.s fondé par Benoît Hamon, et aux députés François Ruffin et Clémentine Autain, candidats déclarés à la primaire comme Marine Tondelier.
Il a également été envoyé au Parti communiste et à Place publique, même si Fabien Roussel et Raphaël Glucksmann sont opposés à cette primaire.
Les Insoumis n’en sont pas destinataires.
« Ils viennent d’enclencher le processus de désignation de leur candidat. Ce qui s’ajoute non seulement à leur refus de la primaire mais aussi à son dénigrement. Concernant le PCF et Place publique, il n’y a pas encore eu de décision formelle de leur part, le point de non-retour n’est donc pas encore franchi, on cherche toujours à les convaincre du bien-fondé d’une primaire ouverte », souligne l’entourage de Marine Tondelier.
« À ce stade, elle nous apparaît comme la seule méthode à la fois démocratique, lisible et légitime pour départager nos sensibilités et rassembler largement », insiste cette dernière dans son courrier, estimant qu' »aucune alternative crédible » n’a été à ce stade proposée.




