« Les électeurs de gauche de tout ce pays attendent autre chose de nous qu’on s’empoignent sur la primaire. La primaire, elle aura lieu parce qu’on n’a pas le choix », a martelé la cheffe du parti écologiste, au micro de RTL.
Elle est elle-même candidate à ce scrutin pour départager un candidat de gauche, comme le député de la Somme François Ruffin (Debout!), ou celle de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain (l’Après).
En revanche Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Raphaël Glucksmann (Place publique) n’y prendront pas part.
Si le PS n’a pour l’heure officiellement pas pris de décision sur sa participation à cette primaire, son patron Olivier Faure en défend l’idée.
Mais la semaine dernière c’est le député PS Jérôme Guedj qui a annoncé se lancer directement dans la course à la présidentielle, puis le chef du groupe Boris Vallaud qui a estimé qu’elle ne serait « pas suffisante » pour rassembler la gauche et battre l’extrême droite.
« Je suis extrêmement choquée d’entendre certains, Boris Vallaud, Jérôme Guedj, taper sur les primaires à bras raccourcis là en ce moment, alors qu’il faudrait peut-être se réveiller », a tancé Marine Tondelier mercredi.
« Ça fait deux présidentielles que la gauche n’est pas au deuxième tour. C’est pas ce scénario que j’ai envie de proposer, moi, aux électeurs de gauche et écologistes une troisième fois », a-t-elle ajouté, estimant que « celles et ceux qui sont partis pour ça porteront une responsabilité historique ».




