« Nos résultats indiquent un lien direct, induit par le climat, entre les changements des glaciers en surface, l’intensification du déplacement d’icebergs et l’augmentation de la disponibilité de substrats durs sur le fond des grands fonds marins », indique l’étude publiée par la revue scientifique « Nature ».
Le vêlage (production d’icebergs) accéléré des glaciers marque les environnements côtiers mais touche l’ensemble du système au-delà de l’Arctique.
« Nous savons, grâce aux mesures et aux observations satellitaires, que les grands glaciers du nord-est du Groenland ont perdu en stabilité au cours des dernières décennies », a expliqué Shfaqat Abbas Khan, l’un des auteurs de l’étude, cité dans un communiqué de DTU.
Dans le détroit de Fram, entre le nord-est du Groenland et le Svalbard, « l’occurrence des icebergs a été multipliée par quatre depuis l’an 2000 », précise le communiqué.
En outre, la proportion de groupes d’icebergs, provenant du Groenland mais aussi de l’Arctique russe et comprenant plus de cinq icebergs individuels, a augmenté de 4,5% par décennie depuis le tournant du siècle.
« Les conséquences ne se limitent pas à la hausse du niveau de la mer, mais affectent directement les écosystèmes des grands fonds, loin des glaciers », a souligné M. Khan.
Les icebergs transportent des quantités importantes de roches et de sédiments sur plusieurs centaines de kilomètres au large, avant de couler et de transformer la vie sur le fond marin.
En outre, à mesure que la diminution de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes, le risque que les bateaux rencontrent plus fréquemment un iceberg sur leur trajet augmente.




