« Après une année 2024 record pour les FAA » au cours de laquelle douze saisies s’étaient soldées par « plus de 28 tonnes de produits stupéfiants » interceptés, « l’année 2025 a vu ces chiffres à nouveau dépassés, avec dix saisies réalisées pour un poids total de 35,7 tonnes », dont 31,8 tonnes de cocaïne et 3,9 tonnes de cannabis, a souligné lundi le commandement militaire, stationné en Martinique, dans son bilan annuel de la lutte contre le narcotrafic.
Ces interceptions ont été faites dans la « zone maritime Antilles », un espace de 138.000 kilomètres carrés comprenant « l’ensemble de la mer des Caraïbes et une grande partie de l’océan Atlantique », ont précisé les FAA, qui disposent de quatre bâtiments et deux hélicoptères de la Marine nationale pour patrouiller cette zone.
Partant d’Amérique du Sud, les narcotrafiquants « empruntent différentes routes », à bord de « petits navires sur-motorisés de type +Go-Fast+ » qui « remontent les Antilles vers l’Amérique du Nord », a-t-on appris de même source.
Ces narcotrafiquants peuvent aussi utiliser des embarcations plus lentes mais « disposant de capacités d’emport plus importantes », comme des porte-conteneurs, des navires de pêche ou des voiliers, afin de traverser l’Atlantique en direction de l’Europe ou de l’Afrique, ont ajouté les FAA.
En lien avec ces saisies, « une soixantaine de personnes » ont été interpellées par les autorités françaises, a déclaré à l’AFP Yann Le Bris, le procureur de la République de Fort-de-France.
« Lors de la dernière comparution immédiate, les peines prononcées étaient de 6 à 7 ans pour l’ensemble des personnes qui avaient été interpellées à bord d’un navire transportant de la cocaïne », a précisé le magistrat du parquet, qui dirige la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Fort-de-France.




