« Dix autres sont toujours en cours de traitement », a précisé sous couvert d’anonymat à l’AFP un responsable médical de l’hôpital Karapitiya situé dans la ville de Galle (sud).
Les marins autorisés à sortir ont été logés dans une cité balnéaire proche du même district, a-t-il précisé.
En pleine guerre au Moyen-Orient, la frégate iranienne Dena a été coulée mercredi dans les eaux internationales par une torpille tirée par un sous-marin américain alors qu’elle rentrait d’un exercice en Inde voisine.
Les sauveteurs sri-lankais ont repêché dans l’océan Indien 84 cadavres, qui étaient tous regroupés à la morgue de l’hôpital Karapitiya, selon la source médicale.
Un jour après ce torpillage, le Sri Lanka a également offert un refuge à un deuxième navire de guerre iranien, le Bushehr, qui avait signalé des problèmes de moteur et évacué ses 219 membres d’équipage à Trincomalee, au nord de la capitale du pays Colombo.
Le président sri-lankais Anura Kumara Dissanayake a souligné avoir pris cette décision pour sauver des vies.
Colombo a répété que le sort des marins iraniens secourus serait traité conformément au droit international humanitaire, et notamment à la convention de La Haye qui exige qu’un Etat neutre détienne les combattants d’un Etat en guerre jusqu’à la fin des hostilités.
Le Sri Lanka a démenti des informations de presse faisant état de pressions de Washington pour empêcher le retour des marins iraniens dans leur pays.
« Les Etats-Unis respectent et reconnaissent bien sûr la souveraineté du Sri Lanka pour la gestion de la situation », a indiqué pour sa part à l’AFP un porte-parole du département d’Etat américain.
L’Inde a de son côté déclaré samedi avoir autorisé un troisième navire de guerre iranien, le Lavan, qui avait signalé des problèmes techniques, à accoster au port de Cochin (sud-ouest) pour des raisons « humanitaires ».
Les trois navires faisaient partie d’une revue navale multinationale organisée par l’Inde avant le début des attaques américaines et israéliennes qui visent l’Iran depuis la semaine dernière.
« C’était le geste humanitaire à faire et nous avons été guidés par ce principe », a déclaré le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar.




