« Aujourd’hui, les États-Unis d’Amérique, en coordination avec les autorités provisoires du Venezuela, ont saisi un pétrolier qui avait quitté le Venezuela sans notre accord. Ce pétrolier est actuellement en chemin, de retour vers le Venezuela, et le pétrole sera vendu », a écrit Donald Trump.
Les autorités américaines ont annoncé avoir saisi vendredi un nouveau pétrolier parti du Venezuela, la cinquième opération militaire du genre menée par Washington, qui maintient une forte pression sur Caracas en appliquant fermement un blocus sur l’exportation du pétrole vénézuélien.
Ce navire, le Olina, a été saisi « tôt ce matin » par les garde-côtes américains dans « les eaux internationales de la mer des Caraïbes » alors qu’il « était parti du Venezuela en cherchant à échapper aux forces américaines », a écrit sur X Kristi Noem, la ministre américaine de la Sécurité intérieure.
Selon le site spécialisé Tanker Tracker, cette cinquième prise de contrôle porte le total saisi par Washington en quelques semaines à plus de 6 millions de barils de pétrole, pour une valeur totale de 300 millions de dollars.
« Les flottes fantômes n’échapperont pas à la justice, elles ne se cacheront pas derrière de fausses déclarations de nationalité », a ajouté Kristi Noem.
Le Olina, un grand pétrolier de 250 mètres de long battant pavillon du Timor oriental selon le site MarineTraffic, est visé par des sanctions américaines liées à la Russie.
La saisie d’un autre pétrolier mercredi dans l’Atlantique Nord après des semaines de poursuite par les garde-côtes américains avait provoqué la colère de Moscou, qui assure que le navire battait pavillon russe, ce que n’a pas reconnu Washington.
Moins d’une semaine après avoir capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro dans une opération militaire aussi spectaculaire que critiquée, les Etats-Unis de Donald Trump ont entrepris d’exercer une pression maximale sur la manne financière que représente pour Caracas l’exportation de son pétrole.
Car si le Venezuela est doté des plus importantes réserves prouvées de brut dans le monde, son industrie pétrolière est dans un très mauvais état après des décennies de sous-investissement et ne produit qu’environ 1 million de barils par jour.
Donald Trump réunit vendredi à Washington de grands groupes pétroliers pour les rallier à sa stratégie de mise sous tutelle du Venezuela et compte leur faire investir « au moins 100 milliards de dollars » dans l’exploitation de l’or noir dans ce pays d’Amérique latine.
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