Sollicité par l’AFP, le FBI a confirmé ce piratage, mais assuré que les informations dérobées étaient bien antérieures à la nomination de M. Patel à la tête de la police fédérale en 2025 et n’avaient aucun caractère officiel.
« Le FBI a connaissance du fait que des acteurs malveillants visent les informations contenues dans la messagerie personnelle du directeur Patel et nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour répondre aux risques potentiels dus à cette activité », a-t-il affirmé dans un communiqué.
« Les informations en question sont par nature anciennes et n’impliquent aucune information gouvernementale », ajoute le FBI.
Les hackers ont publié des photos et des courriels de Kash Patel, notamment de voyages effectués sur la période 2011-2022, précise notamment CNN, citant comme d’autres médias des sources proches du dossier qui confirment l’apparente authenticité de ces documents.
Handala, l’un des groupes de cyberpirates les plus actifs depuis le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, est considéré par de nombreux experts en cybersécurité comme affilié à la République islamique.
Le groupe a revendiqué le piratage de la messagerie de Kash Patel dans un message republié sur des comptes de veille sur les réseaux sociaux, affirmant qu’il s’agissait d’une « riposte » à la saisie par le FBI de noms de domaine lui appartenant.
Le message est dédié aux « martyrs du Dena », les plus de 80 marins tués dans le torpillage de la frégate iranienne Dena par un sous-marin américain début mars dans les eaux internationales au large du Sri Lanka alors qu’elle rentrait d’un exercice en Inde voisine.
La semaine dernière, le ministère américain de la Justice avait annoncé la saisie de quatre sites internet, dont deux portant le nom de Handala, liés selon lui aux activités de « cyberpiratage » du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité.
Parallèlement, le département d’Etat américain avait annoncé offrir une récompense allant jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information sur les personnes se livrant pour le compte d’une puissance étrangère à des cyberattaques contre les infrastructures vitales des Etats-Unis.
Dans une actualisation de ce message publiée vendredi sur les réseaux sociaux, la diplomatie américaine cite plus particulièrement « des cyberacteurs malveillants iraniens », mentionnant notamment le groupe Handala.




