« Je souhaite savoir pourquoi le gouvernement a autorisé la vente d’un actif stratégique pour la défense nationale à un groupe américain », et quelles ont été les « conditions imposées » par Bercy, explique à l’AFP Mme Trouvé, confirmant sa visite révélée par France info.
La députée cherchera également quelles garanties ont été exigées pour empêcher la « délocalisation de la production des ventilateurs qui se fait en France », précise-t-elle.
Autre point: savoir si « l’autorisation de cette vente d’un actif stratégique pour la défense nationale pourrait avoir un lien avec la très forte plus-value réalisée par les fonds d’investissement, dont le fonds Tikehau », ajoute Mme Trouvé qui dirige la commission d’enquête sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs.
D’après les informations, qu’elle a recueillies jusqu’ici, ces fonds « auraient quasiment multiplié par deux » le prix de LMB Aerospace, dit-elle.
La vente de LMB Aerospace à l’américain Loar Group, alors qu’il fabrique des ventilateurs pour les Rafale, les sous-marins lanceurs d’engin, le char Leclerc et le porte-avions Charles de Gaulle a suscité des protestations à droite comme à gauche.
Selon le ministre de l’Economie Roland Lescure, l’Etat aura une « golden share », soit une action préférentielle au capital de LMB, ce qui veut dire que « toute décision stratégique pourra être bloquée par l’Etat » français. Il a également précisé que la production serait maintenue en Corrèze, où se situe le siège social de l’entreprise.




