« Nous devons agir ensemble pour mettre en place en Europe une législation stricte permettant aux pays de bloquer les pétroliers russes et de confisquer le pétrole », a-t-il dit dans une vidéo diffusée à Helsinki lors d’un sommet de la Joint Expeditionary Force (JEF).
La JEF est une alliance menée par le Royaume?Uni et réunissant dix pays du nord de l’Europe.
« Cela doit constituer un véritable outil afin de priver la Russie de sa capacité à faire pression sur l’Europe », a déclaré le président ukrainien.
« Aidez également vos homologues européens à faire avancer ces décisions et à les mettre en oeuvre dans leur pays », a-t-il exhorté aux dirigeants réunis à Helsinki.
Il a également remercié le Danemark, la Suède et la France qui ont récemment intercepté des navires soupçonnés d’appartenir à cette flotte fantôme russe.
La « flotte fantôme » russe est composée principalement de pétroliers vieillissants et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
C’est « une preuve évidente que l’application de la loi est non seulement possible, mais aussi efficace », a ajouté le président ukrainien.
La marine française a arraisonné la semaine dernière en Méditerranée un troisième pétrolier de la flotte fantôme.
En Suède, les garde-côtes ont arraisonné mi-mars le pétrolier Sea Owl I et arrêté son capitaine, soupçonné d’avoir falsifié des documents et enfreint la législation maritime.
Mercredi soir, le gouvernement britannique a annoncé que l’armée pourrait désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la « flotte fantôme » russe s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni
Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font l’objet de sanctions de l’Union européenne.




