La banquise de l’Arctique a atteint cet hiver l’une de ses superficies les plus faibles jamais enregistrées, avec 14,31 millions de km², un niveau comparable au record de l’an dernier, selon le National Snow and Ice Data Center.
La croissance de la banquise s’est arrêtée dès le 15 mars, soit une semaine plus tôt qu’en 2025. Il s’agit du niveau le plus bas observé en 48 ans de mesures satellitaires, confirmant une tendance structurelle liée au réchauffement climatique.
L’Arctique se réchauffe environ quatre fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui limite la reconstitution hivernale de la glace et accentue les risques d’une fonte estivale plus rapide et plus étendue.
Si la fonte de la banquise n’entraîne pas directement une hausse du niveau des mers, elle perturbe profondément les équilibres climatiques et les écosystèmes. Des espèces comme les ours polaires et les phoques dépendent directement de cette glace pour leur survie.
Au-delà des enjeux environnementaux, cette évolution a aussi des implications géopolitiques majeures. La réduction de la banquise ouvre progressivement de nouvelles routes maritimes et facilite l’accès à des ressources naturelles, renforçant les tensions entre puissances dans cette zone stratégique.




