« Le patient, originaire de La Réunion, a séjourné en Martinique la deuxième quinzaine de mars et a présenté des symptômes évocateurs de la maladie », précise l’autorité sanitaire dans un communiqué de presse.
Une épidémie de chikungunya sévit sur l’île de La Réunion où 6.000 cas ont été comptabilisés la semaine dernière.
Le CHU de l’île de l’Océan indien a également activé vendredi le plan blanc, qui permet de déprogrammer certaines opérations ou de rappeler des personnels en congés dans les hôpitaux pour faire face à l’afflux de malades.
L’Agence régionale de Santé (ARS), Santé Publique France, la collectivité territoriale de Martinique et la municipalité concernée ont déployé des « mesures préventives nécessaires pour limiter la propagation du virus ».
Ces actions incluent la recherche et la destruction des lieux de ponte des moustiques, les traitements contre les moustiques adultes si nécessaire ainsi que la sensibilisation des habitants du quartier impacté.
« Le chikungunya est une maladie virale transmise principalement par la piqûre de la femelle moustique du genre Aedes, notamment Aedes aegypti en Martinique », prévient l’ARS.
Ce moustique est également vecteur de la dengue et du Zika. En Martinique, le nombre de cas de dengue a connu un rebond soudain à la fin du mois de mars. 160 nouveaux cas cliniques évocateurs ont été comptabilisés du 24 au 30 mars contre 45 la semaine précédente.
Ce sont toutefois « des cas sporadiques », juge Santé Publique France dans son dernier bulletin.