Cet exercice, dont la durée n’a pas été précisée, a pour objectif de préparer les Gardiens « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles », a indiqué la télévision, alors que les Etats-Unis ont déployé dans le Golfe une imposante force navale.
Des responsables iraniens ont plusieurs fois menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, notamment en temps de tensions avec les Etats-Unis, mais il n’a jamais été fermé.
C’est par ce détroit que transite environ 20% de la production mondiale de pétrole.
Ces exercices se déroulent « dans le golfe Persique et la mer d’Oman » et sont supervisés par le général Mohammad Pakpour, chef des Gardiens, a souligné la télévision d’Etat.
Cette annonce intervient à la veille de nouveaux pourparlers sur le nucléaire en Suisse entre l’Iran et les Etats-Unis, sous médiation du sultanat d’Oman.
Les deux pays, ennemis depuis quatre décennies, ont repris le 6 février à Oman leurs discussions, les premières depuis une guerre en juin, déclenchée par Israël et à laquelle s’étaient brièvement joints les Etats-Unis pour frapper des installations nucléaires iraniennes.
L’Iran et les Etats-Unis avaient déjà mené des négociations au printemps 2025 mais elles achoppaient notamment sur la question de l’enrichissement d’uranium.
Le président américain Donald Trump, qui pousse l’Iran à sceller un accord, a déployé dans la région une importante force navale, qu’il a qualifiée d' »armada ».
Après l’envoi en janvier dans le Golfe du porte-avions USS Abraham Lincoln et de navires d’escorte, il a indiqué vendredi qu’un deuxième porte-avion, le Gerald Ford, partirait « très bientôt » pour le Moyen-Orient.
Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution, a averti lundi que tous les navires étrangers dans la région étaient « sous surveillance totale » et « à portée de la puissance défensive » de l’Iran.




