Le navire antimines « Fulda » de la marine allemande sera déployé « dans les prochains jours », dans le cadre de l’OTAN, a précisé la porte-parole.
Il s’agit d’apporter une « contribution significative et visible à une coalition internationale visant à protéger la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a-t-elle ajouté.
Les dragueurs de mines sont des navires spécialisés dans la détection des mines navales.
Plusieurs pays « non-belligérants » se sont dits prêts mi-avril pour une mission « neutre » pour sécuriser le détroit d’Ormuz, que les Etats-Unis ont déclaré la semaine dernière être en train de déminer avec Téhéran, sans que l’information n’ait été confirmée par la République islamique.
Le navire allemand se trouvait encore samedi dans le port de Kiel, où des préparatifs logistiques et administratifs sont menés « pour un éventuel déploiement dans le détroit d’Ormuz ».
Dans un premier temps, le navire doit être stationné en Méditerranée, avec un équipage de 40 à 45 personnes.
Ce positionnement doit permettre de « gagner un temps précieux » pour pouvoir déployer rapidement les capacités du navire, indique le communiqué.
Toutefois, un engagement dans le détroit d’Ormuz ne sera possible qu’en cas de « fin durable des hostilités », d’une « base de droit international » et si l’armée dispose d’un « mandat du Bundestag », la chambre basse du parlement allemand, assure le communiqué.
La base de droit international pourrait consister en un possible élargissement de la mission européenne « Aspides » de protection du trafic maritime en mer Rouge, a déclaré le ministre de la Défense allemand Boris Pistorius, au quotidien Local Rheinische Post samedi. Une option qu’il juge « appropriée et envisageable ».
Cette mission, lancée en février 2024 par les membres de l’Union européenne, vise à protéger la navigation commerciale contre les attaques de la milice pro?iranienne des Houthis, basée au Yémen.
La guerre en Iran a début le 28 février avec des frappes aériennes des États-Unis et d’Israël. En réponse, l’armée iranienne a de facto fermé le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du transport mondial de pétrole, provoquant une hausse des prix de l’énergie.
De nouvelles négociations entre les États?Unis et l’Iran sur une possible fin de la guerre devraient avoir lieu ce week?end au Pakistan, pays médiateur.




