Dimanche, 94 occupants sur les quelque 150 passagers et membres d’équipage ont été évacués du bateau, d’après l’exécutif espagnol en charge des opérations, rejoignant petit à petit leur pays d’origine en avion depuis l’aéroport de Tenerife.
« Il reste quelques citoyens néerlandais et australiens, et j’espère que nous pourrons terminer même avant l’heure prévue », a indiqué lundi le ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, sur la radio RNE.
Une fois ces occupants évacués, il ne restera sur le Hondius qu' »une partie de l’équipage qui continuera avec le navire jusqu’aux Pays-Bas », où le bateau est enregistré, a-t-il précisé.
A ce stade, les deux derniers vols de rapatriement sont prévus lundi après-midi: l’un en direction des Pays-Bas et le dernier vers l’Australie, d’après le ministère espagnol de la Santé.
Interrogée à la télévision espagnole, la directrice de la Protection civile espagnole, Virginia Barcones, a estimé de son côté que les opérations devraient se terminer « entre 17h00 et 18h30 » (16h00-17h30 GMT).
En l’état, « nous attendons dans la matinée que le ravitaillement (en carburant du Hondius) commence (…), afin qu’il puisse ensuite poursuivre sa route » dans l’Océan Atlantique jusqu’aux Pays-Bas, a par ailleurs dit Ángel Víctor Torres.
Cette opération doit durer « 4-5 heures », selon Virginia Barcones.
Trois passagers du Hondius, où a été détecté un foyer d’hantavirus, sont décédés et plusieurs autres sont actuellement hospitalisées.
Les occupants évacués du bateau de croisière doivent observer une quarantaine, selon les protocoles mis en place par chaque pays, souvent sur la base des recommandations de l’OMS qui préconise « 42 jours » d’isolement pour les cas contacts.
Une Française rapatriée dimanche a déjà été testée positive, tout comme un des passagers américains débarqués, ont par ailleurs annoncé lundi les ministères de la Santé à Paris et Washington.




