La COI réunit les États insulaires du sud-ouest de l’océan Indien (Madagascar, Comores, Maurice, Seychelles et La Réunion). Mais à la différence de La Réunion, autre département français dans cette partie du monde, Mayotte reste à la porte de cette organisation intergouvernementale.
L’Union des Comores s’oppose à l’intégration de Mayotte car elle conteste la souveraineté de la France sur Mayotte, restée française lorsque l’archipel des Comores est devenu indépendant en 1975.
« L’intégration de Mayotte dans la Commission de l’océan Indien sera une priorité de la présidence française qui va débuter le 8 juin prochain. La ministre déléguée Eléonore Caroit se rendra à Moroni (la capitale comorienne où se tiendra un conseil des ministres de la COI, ndlr) pour le rappeler, dans la continuité du sommet d’avril 2025 au cours duquel le président de la République avait réitéré cet objectif », a déclaré M. Barrot devant les députés.
Cet « objectif très important (…) suppose, pour être atteint, l’accord de l’ensemble des membres de la COI. Nous ne décidons pas à leur place et c’est la raison pour laquelle, pour obtenir cet accord, pour atteindre cet objectif, nous déployons un dialogue exigeant et une diplomatie pragmatique », a-t-il souligné.
Au cinquième sommet de la COI dans la capitale malgache Antananarivo en avril 2025, le président Emmanuel Macron avait déjà demandé « l’intégration » de Mayotte au sein de la COI et plaidé pour une « approche pragmatique » face à l’hostilité des Comores.
« Nous ne pouvons pas laisser un territoire et ceux qui y vivent à l’écart d’un certain nombre de nos programmes », avait-il déclaré. « L’implication de nos populations, l’intégration de toutes nos îles dans les efforts de la COI pour la prospérité et la sécurité, dans la pluralité de ses dimensions maritime, alimentaire et pour la santé sont dans l’intérêt de nos peuples et de la région ».
Il avait notamment rappelé que la France était « le premier bailleur de la COI » et que l’Agence française du développement (AFD) gérait un « portefeuille de 125 millions d’euros de projets » au sein de l’organisation.




