Un chasseur de mines de la marine allemande, « Fulda », est déjà prépositionné en mer Méditerranée, mais « il n’est responsable d’engager ce navire – et de demander au Bundestag un mandat, ce qui est nécessaire – qu’une fois toutes les conditions réunies », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul sur la première chaîne publique allemande.
Il a insisté sur la nécessité que ce soit une opération » souhaitée, pacifique » et conduite dans un contexte « sans combats » et « avec l’accord de toutes les parties ».
Donald Trump a affirmé lundi que le détroit d’Ormuz serait « complètement ouvert » vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d’accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Mais Berlin appelle à une clarification du cadre juridique et politique avant tout engagement dans une mission de sécurisation de détroit: « Nous devons savoir ce que contient l’accord. Nous devons savoir s’il existe un accord général pour que ces opérations de déminage aient lieu. À ce stade, tout cela reste flou », selon M. Wadephul.
Ces précautions interviennent alors que Paris et Londres poussent une initiative multinationale pour sécuriser le détroit, passage par lequel transite une part majeure des exportations énergétiques mondiales.
Pour pouvoir mettre en place la mission internationale, « il faut qu’il y ait un accord de toutes les parties », a également souligné lundi la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo, sur France Inter, affirmant que ce serait l’objet des discussions des prochains jours au G7.




