Il est « rare que de tels feux se produisent dès juin, et il est logique de penser que les changements climatiques généraux, notamment le réchauffement de l’Arctique, ainsi que l’actuel effet El Niño, en sont responsables », a dit à l’AFP Karl Brix Zinglersen, chef de la division Environnement et Ressources minérales de l’institut.
Au Groenland, île arctique dont les rares territoires libres de glace sont recouverts de toundra, les feux de végétation sont un phénomène nouveau, a-t-il expliqué.
« Des chercheurs ont passé en revue des images satellites, et avant 2008 ils n’ont trouvé aucune trace de feux de végétation au Groenland », a indiqué M. Zinglersen.
« Ensuite, le phénomène s’est accéléré et, pour la période 2008-2020, 21 feux de végétation ont été recensés, quasiment tous en juillet et en août, lors de périodes de temps chaud et sec », a-t-il ajouté.
« Il est plus rare que de tels feux se produisent déjà en juin ».
L’ouest du Groenland, où les incendies se sont majoritairement déclarés, a bénéficié dernièrement d’une météo agréable, avec peu de précipitations, propice aux activités en plein air.
Revers de la médaille, la végétation se dessèche et devient très facilement inflammable.
Les pompiers de la municipalité de Sermersooq, qui regroupe la capitale Nuuk et ses larges environs, ont publié sur Facebook des conseils pour éviter les incendies, recommandant de n’utiliser que les emplacements aménagés pour un feu de camp ou un barbecue.
Les feux de végétation qui se sont récemment produits n’ont pas fait de blessés et ont été rapidement éteints par les services d’urgence.




