Au total, 29 navires transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler.
Le chiffre de dimanche marque un net recul par rapport à la période ayant suivi la signature du protocole d’accord entre Téhéran et Washington le 15 juin, qui avait porté le trafic à son plus haut niveau depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, avec 70 traversées recensées mercredi, selon Kpler.
Samedi, un pétrolier a été touché par un projectile non identifié dans le détroit d’Ormuz qui a endommagé sa passerelle sans faire de victimes, selon l’agence maritime britannique UKMTO. Les faits sont survenus après les premiers échanges de frappes entre les Etats-Unis et l’Iran depuis la conclusion du protocole d’accord.
Après cet incident, des navires ont continué pendant plusieurs heures à utiliser un couloir sud traversant les eaux omanaises, avant que le trafic ne semble ralentir, selon le site MarineTraffic, propriété de Kpler.
Ce site ne suit toutefois que les navires dont les transpondeurs sont activés, ce qui signifie que d’autres navires ont pu traverser le détroit avec leur système d’identification désactivé.
Par ailleurs, davantage de navires sont entrés dans le Golfe au cours du week-end qu’ils n’en sont sortis, inversant la tendance observée la semaine précédente, lorsque les efforts visaient essentiellement à évacuer les 11.000 marins bloqués.
Selon une publication sur X de HFI Research, quatre pétroliers et un porte-conteneurs ont emprunté dimanche le couloir sud d’Oman pour entrer dans le Golfe, escortés par des navires de la marine américaine.
En revanche, aucun navire n’a utilisé ce même couloir pour quitter le Golfe dimanche, selon Kpler.
Le nombre total de traversées pourrait encore être révisé à la hausse, certaines étant identifiées a posteriori, notamment grâce à des images satellites.
L’Iran a annoncé lundi avoir tenu une première réunion avec Oman afin de discuter de la gestion future du détroit, tandis que Washington affirme qu’il n’acceptera pas le paiement de droits de passage pour emprunter cette voie maritime, qu’il considère comme une « voie navigable internationale ».




