Les deux pays sont entrés en conflit diplomatique après que la Norvège a révoqué en mai les autorisations d’exportation concernant ce système de missiles pour navires de guerre.
Oslo affirme que cette mesure ne visait pas spécifiquement la Malaisie, mais Kuala Lumpur réclame tout de même l’équivalent de plus de 257 millions de dollars de dédommagement à Kongsberg Defence & Aerospace, la société norvégienne impliquée dans l’accord.
Le gouvernement malaisien est en train d' »examiner et d’évaluer » des systèmes de missiles susceptibles de remplacer le système norvégien Naval Strike Missile (NSM), a déclaré le ministre de la Défense du pays d’Asie du Sud-Est, Mohamed Khaled Nordin.
« La révocation de la licence d’exportation n’affecte pas le calendrier de livraison prévu pour le projet LCS », a-t-il annoncé au Parlement, en référence au programme de modernisation des navires de combat littoral (LCS), longtemps retardé.
La Malaisie a approuvé le programme LCS en 2011, pour un montant initial de six milliards de ringgits (1,5 milliard de dollars), prévoyant la construction de six navires.
Ce contrat, qui avait été entaché d’allégations de mauvaise gestion et de coûts croissants, a été relancé en 2023 à la suite d’un réexamen par le gouvernement, le nombre de navires ayant été ramené à cinq.
La livraison du premier navire, initialement prévue pour août, a été repoussée à décembre en raison de retards dans la livraison d’équipements et de travaux de retouche en cours, avaient déclaré des responsables.
Faisant référence à l’interruption de l’accord norvégien, M. Khaled a assuré que « le ministère tient à garantir que cette évolution ne reflète pas l’état de préparation opérationnelle ».
« Les moyens et les systèmes d’armement sont en place pour assumer la responsabilité de défendre la souveraineté des eaux territoriales du pays », a-t-il insisté.




