Le contrat d’affrètement a été signé pour trois mois et doit s’arrêter fin avril, mais « forte de cette première expérience et au vu du nombre de vies à sauver, l’association a décidé de poursuivre sa mission jusqu’à la fin de l’année », écrit-elle dans un communiqué.
L’association a secouru lors de la première rotation de l’Aquarius, entre le 26 février et le 18 mars, 193 migrants. Le 7 mars, le navire avait accueilli à son bord 74 migrants dont 16 adolescents. Et le 15, 119 personnes, dont deux enfants et un bébé, avaient été secourues.
Le printemps et l’été sont « des périodes marquées par une hausse considérable des tentatives de traversées de la mer Méditerranée pour rejoindre l’Europe », souligne SOS Méditerranée.
L’équipage de l’Aquarius est composé d’une dizaine de marins et d’une équipe de Médecins du Monde, médecins, infirmiers et un interprète. Quatre à cinq sauveteurs s’occupent du transbordement des migrants à bord.
Cet ancien garde-côtes allemand peut accueillir jusqu’à 500 personnes. Le budget de ses opérations de sauvetage pour les trois premiers mois était 975.000 euros, financé par des dons, notamment grâce à une collecte sur internet.
SOS Méditerranée évalue le coût de ses opérations à 11.000 euros par jour, dont une part importante de carburant, et renouvelle son appel aux dons sur sa plateforme don.sosmediterranee.org.
La plupart des sauvetages sont aujourd’hui effectués par les garde-côtes italiens ou des navires militaires proches des côtes européennes, mais l’Aquarius est le seul bateau à rester sur place, en haute mer, avec pour seul but de sauver la vie des migrants, selon l’association.




