« La situation, concrètement, est meilleure qu’en 2023, mais elle est moins bonne qu’en 2024 » à la même période, a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse, après une réunion avec le comité de suivi de la ressource en eau (CSRE).
Si l’état des nappes phréatiques et des rivières reste satisfaisant, les deux retenues collinaires, qui permettent de stocker l’eau de pluie pour la saison sèche, affichent des niveaux préoccupants: seulement 40% et 60% de remplissage, contre quasiment 100% l’an dernier à la même époque.
Cette situation rend possible de nouvelles restrictions. Depuis 2023, l’eau est déjà rationnée, avec une distribution par secteurs: les habitants ont accès à l’eau courante pendant 36 heures sur une période de trois jours.
François-Xavier Bieuville attend le terme de la saison des pluies, fin mars, pour « prendre des décisions ». Il a évoqué l’interdiction de certains usages et le renforcement de la « régulation, probablement une augmentation des tours d’eau ».
La question de l’eau du robinet s’ajoute aux pénuries d’eau en magasin depuis le passage du cyclone Chido, en décembre, qui a fait au moins 40 morts.
Pour y remédier, François-Xavier Bieuville a indiqué qu’il prendrait un arrêté dans les prochains jours pour bloquer les prix.
Les bouteilles en provenance de pays européens avec un étiquetage en langue étrangère vont aussi pouvoir être importées à titre dérogatoire. La préfecture entend aussi lutter contre la fraude, évoquant des packs d’eau vendus jusqu’à 18 euros sur des « circuits parallèles ».