Edouard Philippe pour une politique maritime “très ambitieuse”

Ce comité, auquel participaient six membres du gouvernement, était destiné à définir les grandes orientations de la politique maritime du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Il s’est réuni à quelques jours des 13èmes Assises de l’économie de la mer, grand rendez-vous annuel du monde maritime prévu mardi et mercredi prochain au Havre, ville dont M. Philippe a été le maire.

Sans faire d’annonces, le Premier ministre a indiqué qu’un Comité interministériel de la Mer serait organisé chaque année “pour pouvoir fixer ensemble et convenir ensemble d’une politique globale, cohérente, rationnelle en faveur d’une politique maritime efficace”.

Il a souligné la nécessité d'”associer l’ensemble des professionnels à la définition et à la mise en oeuvre” de cette politique ainsi que les régions, insistant également sur le “rôle éminent” qui doit revenir à l’État”.

“On a déjà, sur un plan économique, énormément d’activités autour de l’océan, mais l’idée maintenant c’est d’aller un peu plus loin, d’être un peu plus ambitieux”, a pour sa part affirmé devant des journalistes le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.

Il faut “que nous préservions l’intégrité de l’océan, dont nous avons besoin notamment pour les grands équilibres climatiques, et puis en même temps regarder ce que l’océan peut nous fournir”, a-t-il ajouté.

Outre le développement des énergies maritimes, les ministres présents ont abordé la question de la transformation du modèle économique des ports, de la protection écologique des milieux et du littoral, de la pêche et l’aquaculture, de l’attractivité des métiers de la mer ou encore de l’action de l’État en mer.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), dont le siège est en cours de transfert de Paris à Brest, où se trouve déjà le plus grand centre multidisciplinaire de l’institut avec quelque 600 personnes.

Créé en 1984 et destiné à promouvoir le développement des activités maritimes, l’Ifremer est placé sous la tutelle conjointe des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Transition écologique et solidaire. L’institut emploie 1.300 personnes (CDI) sur 26 sites du littoral de la France métropolitaine et d’outre-mer.