Cet homme a été désigné par des rescapés afghans comme un passeur, a ajouté la même source dans un bref communiqué.
Il va être présenté jeudi à un juge d’instruction pour « facilitation d’entrée illégale sur le territoire grec », « refus d’obtempérer » et « provocation de naufrage ».
Il est actuellement hospitalisé, selon la chaîne publique de télévision ERT.
La collision entre un patrouilleur des garde-côtes grecs et une embarcation de migrants en quête d’asile dans l’Union européenne s’est produite mardi soir au large de l’île de Chios, située à quelques encablures des côtes turques.
15 personnes ont péri dans cet accident et plus de 20 personnes ont été blessées.
Selon le ministre des Migrations, Thanos Plevris, « les garde-côtes ont repéré le bateau des migrants et leur ont ordonné de s’arrêter mais les passeurs ont fait un virage pour s’échapper et percuté le patrouilleur » de la police portuaire.
Devant les députés mercredi, cet ex-élu d’extrême-droite a fustigé les passeurs, des « criminels (…) qui ont tenté de déposer des migrants à Chios ».
Les migrants étaient à bord « d’une vedette à grande vitesse sans feux de navigation dont le pilote n’avait pas obtempéré aux signaux lumineux et sonores des gardes-côtes », indique un communiqué de la police portuaire.
« Il a fait demi-tour et la vedette est entrée en collision avec le flanc droit du patrouilleur des gardes-côtes », selon ce texte, qui précise que « sous la violence de l’impact », la vedette des migrants « a chaviré et coulé ».
Les opérations de recherche pour tenter de retrouver d’éventuels survivants, avec cinq patrouilleurs et un hélicoptère de la police portuaire, se sont poursuivies toute la journée de mercredi et jeudi matin, selon la télévision publique ERT. Sans résultat jusqu’ici, selon la police portuaire.
Le nombre total de migrants qui se trouvaient à bord au moment de la collision reste inconnu.
Le ministre des Affaires maritimes, Vassilis Kikilias, a assuré que l’enquête sur les circonstances de cet accident sera menée « avec transparence et professionnalisme ».
La Grèce a été accusée à plusieurs reprises ces dernières années par des ONG et des médias, vidéos à l’appui, de pratiquer des refoulements illégaux de migrants vers la Turquie.
La périlleuse traversée entre les côtes turques et les îles grecques de la mer Égée est à l’origine de fréquents naufrages meurtriers dans cette zone.




