« Nous avons été très transparents sur ce que nous avons fait. Nous avons informé aussi bien les chefs militaires que nos alliés américains des initiatives que nous avons prises concernant l’augmentation de la présence militaire », a dit M. Troels Lund Poulsen au cours d’une conférence de presse avec son homologue britannique John Healey.
Le Danemark a renforcé son dispositif militaire au Groenland mi-janvier après le brusque accès de tension consécutif aux velléités renouvelées de Donald Trump de s’emparer de ce territoire arctique. Copenhague a également promis un accroissement plus général de la présence militaire danoise dans l’Arctique en 2026.
Le Danemark souhaite en outre de nouveaux exercices de l’Alliance atlantique dans la région.
« Les Américains n’ont pas, à ce stade, donné leur accord pour y participer. Mais ils n’ont pas non plus dit qu’ils n’y participeraient pas. Dans les semaines à venir, nous allons planifier les activités pour 2026. Et j’espère que nous verrons une participation » de leur part, a-t-il dit.
Donald Trump a exclu pour la première fois mercredi à Davos d’utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland mais a exigé des « négociations immédiates » sur son acquisition par les Etats-Unis.
Réagissant à ces propos, le ministre britannique de la Défense a prôné sur le Groenland « une approche calme, une approche fondée sur la discussion entre alliés, et je considère le discours du président Trump et les propos qu’il a tenus aujourd’hui comme faisant partie intégrante des mesures nécessaires que nous prenons ».
Concernant plus généralement la sécurité dans l’Arctique, « cela relève de la compétence de l’Otan et nous l’assurerons ensemble en tant que pays membres de l’Otan », a-t-il souligné.
« Nous ne devons jamais oublier qui sont nos adversaires et qui restent nos alliés. Ce sont les attaques russes qui s’intensifient en Ukraine. C’est l’activité russe qui s’étend dans le Grand Nord avec de nouvelles bases et c’est l’imprudence russe qui met à l’épreuve la réponse et la détermination de l’Otan », a encore dit John Healey.




