« Go Home USA » (« Rentrez chez vous, les Etats-Unis »), « Make America Go Away! » (« Faites Partir les États-Unis ») et « We are not for sale » (« Nous ne sommes pas à vendre ») proclamaient les pancartes brandies par les manifestants, mêlées aux drapeaux groenlandais.
« Asu » (stop en Groenlandais) USA », arboraient d’autres pancartes. Les manifestants ont tourné le dos au consulat et observé deux minutes de silence pour exprimer leur mécontentement envers les États-Unis.
Les nouveaux locaux, en plein centre de la capitale de l’île arctique, avaient été inaugurés un peu plus tôt en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis au Danemark, Kenneth Howery.
« Le président a exclu le recours à la force. L’avenir du Groenland est une décision que les Groenlandais doivent prendre eux-mêmes », a-t-il dit à l’ouverture, selon le média groenlandais KNR.
Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a lui décliné de participer à l’inauguration.
En début de semaine, il avait rencontré l’émissaire spécial de Trump pour le Groenland, Jeff Landry, venu à Nuuk, sans invitation, cinq mois après sa nomination.
M. Landry avait déclaré mercredi à l’AFP que les Etats-Unis devaient renforcer leur présence sur ce territoire autonome danois.
« Il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland », a-t-il dit à l’AFP à l’issue d’une visite de quatre jours.
« Le Groenland a besoin des Etats-Unis », a-t-il assuré.
M. Trump a soutenu à plusieurs reprises que les Etats-Unis devaient contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale, affirmant que, sinon, ce territoire risquait de tomber entre les mains de la Chine ou de la Russie.




