« Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible », a déclaré devant la presse à Genève un porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier.
Le porte-parole a souligné que, même parmi les personnes ayant séjourné dans les mêmes cabines qu’une personne contaminée à bord du navire, « il semble que, dans certains cas, les deux ne soient pas contaminés ».
« Ce n’est pas du tout comme la rougeole, par exemple: si vous êtes ici dans la salle de presse et que quelqu’un à l’avant tousse, les premiers rangs ne seraient pas en danger. Un contact étroit signifie qu’il faut pratiquement être nez à nez (…) Ce n’est pas un nouveau Covid », a-t-il insisté.
Parti le 1er avril d’Ushuaïa, en Argentine, le MV Hondius, qui appartient au croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, fait actuellement route vers l’île espagnole de Tenerife, aux Canaries, où il est attendu dimanche.
Trois passagers du navire sont décédés, tandis qu’un dernier bilan de l’OMS jeudi a dénombré au total cinq cas confirmés pour trois cas suspects.
– « Risque absolument minime » –
Depuis, une hôtesse de l’air de la compagnie néerlandaise KLM qui avait été en contact avec une passagère néerlandaise ensuite décédée d’une infection à l’hantavirus a été testée négative, selon l’OMS.
« Elle a apparemment été en contact étroit avec cette femme. (…) Pourtant, elle ne semble pas avoir été infectée par l’hantavirus. C’est donc une bonne nouvelle à bien des égards », a relevé M. Lindmeier.
Le porte-parole a de même jugé encourageant les cas du Suisse hospitalisé à Zurich et de sa compagne, en isolement.
« La femme, qui avait fait tout le trajet avec son mari, n’a présenté aucun symptôme et s’est mise en quarantaine. (…) Cela montre une fois de plus que, heureusement, le virus n’est apparemment pas si contagieux. »
En Grande-Bretagne, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (UKHSA), a annoncé vendredi qu’un troisième ressortissant britannique a été diagnostiqué avec un cas suspect d’hantavirus lié au foyer détecté sur le MV Hondius.
Selon un communiqué de l’Agence, ce cas suspect a été détecté sur un ressortissant britannique se trouvant à Tristan da Cunha, une île britannique isolée dans l’Atlantique Sud, où le Hondius a fait escale fin avril.
Ce cas suspect s’ajoute à deux cas confirmés précédemment détectés sur deux citoyens britanniques, a précisé l’agence. L’un est hospitalisé en Afrique du Sud et l’autre aux Pays-Bas.
Deux personnes rentrées au Royaume-Uni mercredi après avoir séjourné sur le bateau, qui ne présentaient pas de symptômes, ont par ailleurs été priées de se confiner, avait indiqué l’UKHSA mercredi.
Pour les habitants de l’île britannique de Saint-Hélène, où 29 passagers du bateau avaient débarqué lors d’une escale le 24 avril, M. Lindmeier a estimé que « le risque est minime, voire nul ».
« Pour la population d’une île, quel que soit le pays, nous ne parlons pas de risque nul, mais d’un risque absolument minime », a-t-il insisté.
« Avec des couples qui étaient proches, qui sont toujours proches, avec une hôtesse de l’air qui s’est occupée d’une femme malade qui est décédée peu après et qui se sentait extrêmement mal, nous obtenons des résultats de test négatifs qui devraient désormais convaincre presque tout le monde » que le risque est « absolument faible », a conclu le porte-parole de l’OMS.
Des personnes redoutant d’avoir contracté le virus, ou dont l’infection est avérée, sont soignées ou ont été priées de se confiner au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et en Afrique du Sud.
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