Face aux attaques américaines et israéliennes, l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL) destiné aux marchés mondiaux, principalement l’Asie mais aussi l’Europe.
Dans un réagencement des routes maritimes, des raffineries asiatiques choisissent désormais d’acheter du pétrole ou du gaz sur la côte est des Etats-Unis et de le transporter via le canal de Panama.
La moyenne des passages quotidiens est passée à 37 en mars, avec des pics à 40 certains jours, selon un communiqué de l’ACP, contre 34 en janvier.
« Cette augmentation reflète des changements dans les schémas du commerce mondial et des facteurs géopolitiques qui affectent des routes clés », est-il expliqué.
Les navires qui transitent par le canal réservent leur passage à l’avance, mais ceux qui n’ont pas de réservation doivent attendre en moyenne cinq jours.
Des créneaux disponibles sont attribués par enchère, atteignant jusqu’à quatre millions de dollars.
Ces offres « reflètent des dynamiques temporaires du marché et des priorités commerciales spécifiques », déterminées par l’urgence des clients, les tarifs du fret ou les prix du carburant, explique l’ACP.
Les Etats-Unis et la Chine sont de loin les plus grands usagers du canal de Panama, par lequel transite environ 5% du commerce maritime mondial.
Cette voie relie principalement la côte est des Etats-Unis au géant asiatique, à la Corée du Sud et au Japon.
Au cours de la première moitié de l’exercice 2025/26, qui s’étend d’octobre à septembre, le canal de Panama a enregistré le passage de 6.288 navires, soit une augmentation annuelle de 3,7%, selon des chiffres officiels.




