« J’espère que le président comprend à quel point une intervention urgente pourrait sauver des vies et nous aider à mettre fin à ce régime indésirable », a lancé M. Pahlavi, figure de l’opposition iranienne exilée aux Etats-Unis qui multiplie ces derniers jours les appels à la mobilisation contre la République islamique.
« La première demande des Iraniens, dans le pays comme à l’étranger, est une demande d’aide », a-t-il poursuivi. « Cette intervention est une intervention humanitaire destinée à sauver des vies qui, sinon, continueront à être perdues. »
Le président américain alterne menaces d’intervention militaire en Iran et appels à une issue négociée depuis la répression de manifestations qui a fait des milliers de morts en janvier, selon des ONG de défense des droits humains.
Donald Trump a confirmé vendredi l’envoi « très bientôt » d’un deuxième porte-avions américain dans la région et dit qu’un renversement du régime « semble (être) la meilleure chose qui puisse arriver ».
Comme « dirigeant de transition », Reza Pahlavi a proposé dimanche « de galvaniser et d’unifier l’opposition démocratique et laïque, qu’elle soit favorable à une monarchie constitutionnelle ou à une république, afin de pouvoir débattre sainement de ces questions, tout en laissant la majorité des Iraniens décider du futur de l’Iran dans un processus démocratique entièrement transparent et placé sous observation internationale ».
Il ne fait toutefois pas l’unanimité au sein d’une opposition iranienne divisée.
Alors que des centaines de milliers de personnes ont défilé en faveur d’une action internationale contre Téhéran à Munich, Toronto, Melbourne ou Los Angeles samedi, il s’est dit « fier de (ses) compatriotes, au pays comme à l’étranger, qui manifestent une unité et un soutien mutuel sans précédent ».
Un autre point de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran est le programme nucléaire iranien. Les pays occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Les autorités iraniennes démentent mais insistent sur leur droit à développer une filière nucléaire civile.
Une nouvelle session de pourparlers nucléaires entre les deux pays doit se tenir mardi à Genève sous la médiation du sultanat d’Oman. Washington et Téhéran avaient repris des négociations le 6 février à Oman, saluées par les deux parties qui avaient dit vouloir les poursuivre.
Reza Pahlavi estime pour sa part que « le régime gagne du temps en négociant, ce qui ne mènera jamais à rien ».




