M. Amiel a confirmé sur place la création « dès cette année » d’une brigade portuaire des douanes à Dunkerque, une mesure qui était déjà prévue.
Cette brigade « 100% dédiée à l’analyse des conteneurs » sera composée de 26 agents à sa création, avec « des renforts supplémentaires prévus en 2027 », a précisé M. Amiel.
Un scanner mobile à haute intensité, complémentaire du scanner de basse intensité déjà présent depuis plus d’un an sur le port, sera également mis en place dès cette année, puis un scanner fixe « d’ici 2030 ».
En combinant ces trois équipements, le port de Dunkerque « sera au meilleur standard de la lutte contre le narcotrafic, à la hauteur » des grands ports belges et néerlandais, a assuré M. Amiel.
« Si on veut lutter contre le narcotrafic, il faut d’abord fermer toutes les portes et toutes les fenêtres, à commencer par les ports, qui sont le premier point d’entrée pour la cocaïne et plus généralement pour les stupéfiants dans notre pays ».
Depuis le début de l’année, plus de 13 tonnes de cocaïne ont été saisies dans des conteneurs arrivés au port de Dunkerque.
Et en 2025, dix tonnes de la même drogue avaient déjà été découvertes dans un conteneur à Dunkerque: une saisie record en France sur une seule prise, représentant un tiers de la quantité totale des saisies de cocaïne effectuées par les douanes dans l’Hexagone l’an dernier.
« Quand on multiplie les saisies, ça veut dire qu’il faut multiplier les moyens », a conclu M. Amiel.




