Les responsables iraniens « ont raté beaucoup d’occasions ces dernières années à cause d’une tendance à surestimer leurs cartes », a ajouté le haut conseiller du président émirati Anwar Gargash, à Prague pour la conférence sur la sécurité Globsec.
« J’espère qu’ils ne vont pas recommencer cette fois ».
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, les Emirats arabes unis, pays riche en pétrole qui hébergent des installations militaires américaines, ont été la cible d’environ 3.300 drones et missiles, a souligné M. Gargash.
Seuls environ 4% d’entre eux ont atteint leur cible, selon lui.
Il a estime que le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran et qui achemine habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole, devait retrouver son fonctionnement normal, et a mis en garde contre un cessez-le-feu sans issue.
« Nous ne souhaitons pas des négociations visant uniquement à conclure un cessez-le-feu et à semer les graines d’un nouveau conflit à l’avenir », a-t-il dit, tout en insistant sur l’importance d’un retour du détroit d’Ormuz à son statut de « voie navigable internationale ».
Alors que les négociateurs américains se concentrent sur le développement potentiel d’une arme atomique par l’Iran, M. Gargash a déclaré: « Le programme nucléaire iranien était notre deuxième ou troisième préoccupation, c’est désormais notre première préoccupation ».
« Nous constatons que l’Iran est capable d’utiliser n’importe quelle arme dont il dispose, c’est ce que nous avons appris », a-t-il dit.
Déclenchée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, la guerre a conduit à un blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transit d’hydrocarbures et d’engrais, dont les cours se sont envolés, un choc pour l’économie mondiale.




