Le gouvernement demande aux banques et aux préfets d’être souples envers les pêcheurs

Paris, 24 jan 2024 (AFP) – Le gouvernement a demandé mardi aux banques, aux préfets et aux directions des finances publiques de faire preuve de souplesse envers les pêcheurs du golfe de Gascogne qui pourraient rencontrer “des difficultés financières” du fait de l’interdiction de pêche d’un mois dans le golfe de Gascogne, qui a débuté lundi.

“Dans les prochains mois, le soutien à la trésorerie des acteurs de la filière sera essentiel”, jugent les ministres de l’Economie Bruno Le Maire et de la Transition écologique Christophe Béchu, dans deux courriers adressés d’une part aux préfets et d’autre part au président de la Fédération bancaire française (FBF).

Les pêcheurs sont frappés depuis lundi et pour un mois d’une interdiction de pêche dans le golfe de Gascogne pour préserver les dauphins. Ils seront indemnisés d’un montant compris “entre 80 et 85%” de leur chiffre d’affaires, avait déjà annoncé le gouvernement.

Si le gouvernement promet que ces aides seront versées “aussi rapidement que possible”, la situation pourrait à court terme causer “des difficultés financières” pour les entreprises de pêche.

Le gouvernement demande donc que les banques soulagent la trésorerie des pêcheurs, “que ce soit via de nouvelles lignes de trésorerie ou via des aménagements temporaires de dette”.

Dans le même temps, il attend des préfets qu’ils mobilisent les instances d’aide aux entreprises en difficulté sous leur autorité, comme les Comités départementaux d’examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi).

Le gouvernement a également sollicité un soutien à la trésorerie de la part des directions régionales et départementales des finances publiques dans les territoires concernés, perceptrices des impôts des entreprises.

Cette interdiction de pêche d’un mois, jusqu’au 20 février inclus, fait suite à une décision du Conseil d’Etat. Elle concerne tous les bateaux de huit mètres ou plus équipés de certains types de filets, une mesure destinée à éviter que des dauphins et marsouins soient capturés accidentellement.

Elle s’applique à tous les bateaux actifs dans la zone, français et battant pavillon étranger. En France, plus de 450 navires sont concernés et les pertes estimées à des dizaines de millions d’euros.

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