« J’ai décidé de suspendre temporairement sa mise en oeuvre afin de reconfirmer que les garanties de sécurité nécessaires restent en place pour les navires figurant sur notre liste d’évacuation ainsi que pour tous ceux se trouvant dans la région », a déclaré le secrétaire général de cette agence de l’ONU, Arsenio Dominguez.
Le navire qui a été attaqué dans le golfe d’Oman n’avait « pas transité dans le cadre du dispositif d’évacuation de l’OMI », qui a débuté mardi soir, a-t-il toutefois précisé, cité dans un communiqué.
Un projectile d’origine inconnue a endommagé un cargo dans le détroit d’Ormuz, avait rapporté plus tôt l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. L’incident s’est produit à 7,5 milles nautiques (14 kilomètres) au sud-est de Dahit, localité située sur la péninsule omanaise de Musandam.
Soixante-dix franchissements du détroit ont été détectés mercredi, d’après la plateforme de suivi Kpler sur X, un record depuis son blocage début mars par l’Iran en représailles aux bombardements américains et israéliens.
Le trafic reste cependant moitié moins élevé qu’en temps de paix, selon des données des sites de suivi maritime.
Dans son communiqué, Arsenio Dominguez a redit sa volonté que les marins puissent être évacués sans risque de devenir « les victimes collatérales d’un conflit géopolitique ».
Il avait indiqué mercredi à l’AFP que leur évacuation, préparée de longue date par l’OMI, pourrait prendre « quelques semaines », avec pour objectif que les 600 bateaux immobilisés depuis le début de la guerre puissent enfin quitter la région.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont mis en garde contre toute traversée du détroit sans leur autorisation et menacé les navires ne s’y conformant pas de « mesures appropriées ».
L’autorité maritime iranienne responsable du détroit a aussi précisé jeudi que « tout passage en dehors du cadre défini » par l’Iran « ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé et ne donnerait pas droit à une couverture d’assurance ».
« Les conséquences résultant d’un passage par des itinéraires non autorisés seront à la charge du propriétaire, de l’exploitant et du commandant du navire », a averti dans un communiqué l’Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA).
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