Cette mesure passe par la création d’une nouvelle zone de contrôle des émissions (ECA), qui couvrira les zones économiques exclusives et les mers territoriales s’étendant jusqu’à 200 milles marins (environ 370 kilomètres) entre le Groenland, l’Islande, les îles Féroé, l’Irlande, le Royaume?Uni, la France, l’Espagne et le Portugal.
Il s’agit de la sixième zone de contrôle de l’Organisation maritime internationale et de la plus grande en superficie.
Les navires qui y opèrent devront réduire d’environ 80% la teneur en soufre de leur carburant par rapport à la limite fixée dans le reste du monde à partir de 2027, avec une pleine entrée en vigueur en 2028.
Cette réduction « diminue les risques de cancer du poumon, de maladies cardiovasculaires, d’AVC et d’asthme infantile », précise dans un communiqué l’OMI, l’agence maritime de l’ONU, réunie cette semaine à Londres.
Cette mesure pourrait « éviter entre 118 et 176 décès prématurés en 2030, avec une réduction cumulée de 2.900 à 4.300 décès prématurés entre 2030 et 2050″, estime l’organisation, soulignant qu' »elle améliore également la visibilité en mer et réduit l’acidification, contribuant ainsi à protéger les cultures et les forêts ».
Les zones ECA « présentent également un avantage considérable pour le climat », car elles obligent les navires à brûler des carburants moins polluants, ce qui améliore leur rendement, réduit leur consommation et, au final, diminue leurs émissions de CO?, souligne dans un communiqué de plusieurs ONG Sönke Diesener, expert auprès de l’association environnementale allemande NABU.




