Avant le début de la guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran, le 28 février, un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde passait par le détroit.
Alors qu’une trêve est en vigueur depuis le 8 avril, ce passage reste soumis à un double blocus américain et iranien, secouant l’économie mondiale.
S’exprimant à Abou Dhabi à l’issue d’une tournée régionale, M. Barrot a indiqué avoir informé ses alliés du Golfe de l’initiative franco-britannique, désormais à un stade « avancé ».
M. Barrot a estimé que le projet américain n’était pas « de même nature » que celui initié par la France et le Royaume-Uni, auquel « plusieurs dizaines » de pays ont annoncé qu’ils contribueraient « certainement ».
Il s’inscrit « dans une forme de complémentarité » et n’est « pas concurrent » de l’initiative franco-britannique.
Mi-avril, plusieurs pays « non-belligérants », dont la France et le Royaume-Uni, s’étaient dits prêts à mettre en place « une mission neutre » de sécurisation du détroit.
L’objectif est « d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », a déclaré le président français Emmanuel Macron. Le Premier ministre britannique Keir Starmer avait parlé d’une force « pacifique et défensive ».
Jeudi, un responsable du département d’Etat américain a indiqué que l’administration américaine avait demandé à ses ambassades de convaincre ses alliés de rejoindre une coalition internationale chargée de sécuriser Ormuz.
Le « Mécanisme de liberté maritime » (MFC) prendra « des mesures pour garantir un passage en toute sécurité, notamment en fournissant des informations en temps réel, des conseils en matière de sécurité et une coordination », a expliqué ce responsable.
Un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison Blanche envisageait de poursuivre son blocus des ports iraniens « pendant des mois si nécessaire », alors que les négociations entre l’Iran et les Etats-Unis visant à obtenir une fin durable de la guerre, sont au point mort.
En réaction, le pétrole a bondi jeudi à plus de 125 dollars le baril.




