Si les deux pays revendiquent leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982 mais non ratifiée par Téhéran, garantit un droit de « passage en transit » dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d’Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde.
« La première réunion du Comité conjoint d’Ormuz s’est tenue à Mascate », capitale d’Oman, pour échanger « des points de vue sur la gestion future » du détroit, a écrit sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, sans en préciser la date.
L’avenir du détroit d’Ormuz, de facto verrouillé par l’Iran pendant la guerre, reste un contentieux dans les pourparlers entre Téhéran et Washington.
L’Iran réfléchit à l’imposition de « droits de redevance », qui n’existaient pas avant la guerre, tandis que les Etats-Unis s’y opposent arguant qu’il s’agit d’une « voie navigable internationale », bien que les eaux du détroit bordent les côtes iraniennes et celles du sultanat d’Oman.
Oman a affiché ces derniers jours des positions ambigües sur cette question.
Mardi, après la visite de responsables iraniens, Oman et l’Iran avaient annoncé dans un communiqué commun se pencher sur les coûts de la future gestion du détroit d’Ormuz.
En fin de semaine, Oman avait à rebours indiqué qu’aucun « frais de passage » n’était prévu dans les futurs arrangements, évoquant en outre l’ouverture d’un « corridor maritime temporaire », présenté comme une initiative concertée avec l’ONU.
L’Iran a vu d’un mauvais oeil cette annonce car le seul passage autorisé par Téhéran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a prévenu dimanche que toute tentative d’opter pour une autre route risquait « d’accroître les tensions » dans la région, après une reprise des hostilités ces derniers jours dans le Golfe avec les Etats-Unis.
Le protocole d’accord conclu entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre stipule que « la République islamique d’Iran engagera un dialogue avec le Sultanat d’Oman afin de définir l’administration future et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, en concertation avec les autres Etats riverains du golfe Persique, conformément au droit international applicable et aux droits souverains des Etats côtiers du détroit d’Ormuz ».
Le texte prévoit que le passage dans le détroit d’Ormuz se fasse sans frais « pendant 60 jours uniquement », mais ce qui adviendra après cette période n’est pas défini à ce stade.
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