« L’opération Aspides fournit déjà une contribution essentielle à la protection des navires en Mer rouge, mais ses activités pourraient être étendues au détroit » d’Ormuz, a-t-elle déclaré devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE.
Plusieurs pays ont indiqué qu’ils étaient prêts à contribuer au renforcement de la mission, a-t-elle ajouté.
La mission Aspides, qui comprend trois navires militaires, a été lancée en 2024 pour protéger les navires commerciaux des attaques des rebelles houthis du Yémen.
Pressés par le président américain Donald Trump de s’impliquer dans la guerre qu’il a déclenchée avec Israël contre l’Iran, les Européens s’efforcent de répondre à ses demandes d’assistance sans toutefois entrer dans une guerre qui, disent-ils, n’est pas la leur.
La France et la Grande-Bretagne ont pris l’initiative d’une coalition de volontaires pour assurer la sécurité de ce détroit, où transite un cinquième du pétrole produit dans le monde, mais uniquement une fois la paix revenue.
L’idée est de permettre une coordination entre la mission Aspides et celle que la coalition mettra en oeuvre, a-t-on expliqué de source diplomatique européenne.
En mars, les ministres des Affaires étrangères de l’UE avaient clairement indiqué leur refus de changer le mandat de la mission Aspides tant que la guerre durerait. « Personne ne veut participer activement à cette guerre », avait alors déclaré Mme Kallas.




