Le chef de l’État avait donné le feu vert à la construction de ce nouveau porte-avions en décembre dernier, concrétisant un projet en gestation depuis 2018. Ce déplacement sera l’occasion de dévoiler le nom du navire, a précisé une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro.
Comme l’actuel porte-avions Charles de Gaulle, le futur bâtiment sera à propulsion nucléaire. Mais il constituera une version bien plus massive, de près de 80.000 tonnes et environ 310 mètres de long, contre 42.000 tonnes et 261 mètres pour le Charles De Gaulle. Avec un équipage de 2.000 marins, il pourra embarquer 30 avions de combat.
Ce projet « assurera la permanence du groupe aéronaval français et garantira à la France la capacité d’agir et de se déployer sur l’ensemble des mers et des océans », fait valoir l’Elysée.
Actuellement déployé en Méditerranée orientale dans le cadre d’un important dispositif aéronaval pour faire face à la guerre au Moyen-Orient, le Charles de Gaulle est aussi un symbole de la puissance militaire française, comme doit l’être son successeur.
Le chantier, situé notamment sur le site de Nantes-Indret où seront fabriquées les deux chaufferies nucléaires, mobilise au total « plus de 800 entreprises sur tout le territoire, dont un grand nombre de PME », souligne encore l’Elysée qui y voit un programme contribuant « également à soutenir l’innovation et la recherche dans des domaines technologiques de pointe ».
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