Maersk va scinder sa filiale de forages et se désengage de Total

Lors de la présentation de résultats trimestriels, le groupe a aussi annoncé la vente d’une part de ses actions dans le groupe énergétique français Total et la prochaine redistribution à ses actionnaires d’une partie de ses actions restantes.

« Pour ce qui est de Maersk Drilling, il a été décidé de viser une introduction sur le Nasdaq Copenhague (nom officiel de la Bourse de Copenhague, ndlr) en 2019 », a indiqué Maersk dans son rapport trimestriel.

Difficile à vendre à un autre acteur dans un secteur parapétrolier toujours en surcapacité, l’activité pourrait valoir entre 4,4 et 4,7 milliards de dollars, selon des estimations citées par l’agence Bloomberg.

En se délestant de cette activité après la vente l’an dernier de sa division pétrolière et de ses tankers, Maersk se rapproche d’un désengagement total du secteur de l’énergie.

En août 2017, il avait vendu Maersk Oil à Total pour 7,45 milliards de dollars.

Il a annoncé vendredi avoir cédé en juillet, pour 1,2 milliard de dollars, 19,25 millions des 97,5 millions actions (équivalant à 3,7% du capital) qu’il avait reçues dans le groupe français dans le cadre de la transaction.

Après la scission de Maersk Drilling, Maersk dit prévoir de redistribuer une « part substantielle » de ses titres Total restants, soit environ 3% du capital, à ses actionnaires.

Maersk précise par ailleurs continuer à chercher une solution pour sa filiale de services offshore, Maersk Supply Service.

En milieu d’après-midi, l’action Maersk prenait 2,5% à la Bourse de Copenhague.

– Retour dans le vert –

Au deuxième trimestre, le numéro un mondial du transport de conteneurs est repassé de justesse dans le vert avec un bénéfice net de 18 millions de dollars contre une perte de 269 millions un an plus tôt.

« La rentabilité a été sensiblement affectée par les prix du combustible (…) et est restée à un niveau insatisfaisant », a commenté le directeur général, Søren Skou.

« Pour le reste de l’année, nous tablons sur des améliorations de notre rentabilité grâce à une baisse des coûts unitaires et une hausse des taux de fret », a-t-il ajouté, cité dans le rapport.

Évoquant des incertitudes liées au tarif de fret, au prix du fuel et aux effets de change, Maersk avait lancé un avertissement sur résultats le 7 août.

Il prévoit désormais un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 3,5 et 4,2 milliards de dollars et un bénéfice sous-jacent « positif », contre une fourchette précédente de 4-5 milliards et un bénéfice sous-jacent supérieur à 2017 (où il avait atteint 356 millions de dollars).

Sur le trimestre, son Ebitda a reculé de près de 18%, à 883 millions de dollars, et son bénéfice net sous-jacent –indicateur privilégié de Maersk qui exclut les cessions, acquisitions et dépréciations– de 57%, à 88 millions.

Le chiffre d’affaires a, quant à lui, nettement progressé (+23,6%), à 9,5 milliards de dollars, tiré par l’acquisition de son concurrent allemand Hamburg Süd pour 3,7 milliards d’euros.

Appelé à voler de ses propres ailes faute d’avoir trouvé un repreneur, Maersk Drilling a dégagé un Ebitda de 366 millions de dollars (+2,3%) pour un chiffre d’affaires en hausse de 4,9%, à 366 millions de dollars.

phy/az

TOTAL

A.P. MOELLER-MAERSK

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