Militants de Greenpeace détenus en Russie: plus de 200 personnes manifestent à Paris

“Les accusations sont pour nous sans fondement, ils n’étaient là-bas que pour défendre le climat”, a affirmé à l’AFP le directeur général pour la France de l’organisation écologiste, Jean-François Julliard.

Un grand drapeau jaune proclamant “Libérez les défenseurs du climat” avait été déployé à l’aide d’une grue sur la Place de la République et fixé au bras de la statue de la République qui trône au milieu de cette place.

Au sol, des militants ont installé une banderole de 200 m2 où l’on pouvait lire “climat en danger, les défenseurs en prison”.

Des manifestations étaient également prévues dans 17 autres villes de France. Outre Greenpeace, des associations écologistes (WWF, Fondation Nicolas Hulot) appelaient à manifester, ainsi qu’Amnesty International et Reporters sans Frontières.

Le sort des militants de Greenpeace, dont un Français, n’a pas suscité de vague de protestations en France, notamment au sein du gouvernement qui s’est borné jusqu’à maintenant à observer la situation, fournir une aide consulaire au militant français et se concerter avec les autres pays dont un ressortissant a été arrêté et inculpé dans cette affaire.

Le président François Hollande, qui a proposé que la France accueille en 2015 la Conférence de l’ONU sur le climat, “se présente en champion du climat et on trouverait ça incompréhensible qu’il reste silencieux” dans cette affaire, a ajouté le responsable de Greenpeace, qui organisait ce samedi des manifestations dans 47 pays du monde.

Les 30 membres de l’équipage du navire de Greenpeace Arctic Sunrise arraisonné le 19 septembre, dont 26 ne sont pas russes, ont été placés en détention pour deux mois à Mourmansk (nord) et inculpés de “piraterie en groupe organisé”, ce qui leur fait encourir jusqu’à 15 ans de prison.