Le SITE Intelligence Group, une organisation privée qui surveille l’activité en ligne des groupes jihadistes, a publié une déclaration de l’organisation Handala affirmant qu’elle disposait « depuis des mois » de « chaque image et chaque suspect » enregistrés par les drones de la police fédérale américaine.
Les hackers revendiquent avoir accédé à des drones pilotés en immersion (FPV), dotés de reconnaissance faciale et de systèmes de lecture de plaques d’immatriculation, déployés par le FBI pour la lutte antiterroriste.
« Mieux vaut renforcer la sécurité de votre Coupe du monde, nous n’aimons vraiment pas certaines de ces équipes. N’oubliez pas: les FPV sont partout, vous ne savez jamais quand l’un d’eux pourrait se retrouver sur le car de votre équipe », a déclaré Handala dans le communiqué cité par SITE.
Le FBI déploie des drones et interdit le vols d’aéronefs sans pilote au-dessus des stades américains accueillant des matches du Mondial, ainsi qu’au-dessus des événements organisés en marge de la compétition.
Le ministère de la Justice a déjà mis en garde contre le risque de cyberattaques menées par des acteurs iraniens après les frappes américano-israéliennes sur Téhéran en février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Handala a publié des photos et des séquences vidéo qui, selon lui, avaient été prises à partir des drones piratés, mais SITE a contesté cette affirmation.
Une vidéo du supposé piratage avait en réalité été produite par une plateforme de logiciels en décembre 2024 pour promouvoir l’utilisation de sa technologie par un département de police américain. Elle visait à surveiller les dégâts causés par une tornade, a précisé SITE.
– « Toujours en vie » –
Handala avait affirmé en mars avoir piraté la messagerie du directeur du FBI, Kash Patel, et avoir mis en ligne des photos personnelles et d’autres documents.
Le département d’État américain a offert une récompense pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information permettant d’identifier les membres du groupe.
« Peut-être que Kash Patel (…) aurait dû y réfléchir à deux fois avant de mettre une prime de 10 millions de dollars sur la tête de Handala », a réagi le groupe dans son dernier communiqué.
« Il ne s’est pas rendu compte que nous le surveillions d’en haut, à travers les propres yeux du (FBI), alors même qu’il était incapable de nous trouver au sol. Et comme tu le vois, nous sommes toujours en vie ».
Handala, l’un des groupes de cyberpirates les plus actifs depuis le début de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, est considéré par de nombreux experts en cybersécurité comme affilié à la République islamique.
Le groupe avait revendiqué le piratage de la messagerie de Kash Patel en « riposte » à la saisie par le FBI de noms de domaine lui appartenant.
Son message avait aussi évoqué les « martyrs du Dena », les plus de 80 marins tués dans le torpillage de la frégate iranienne par un sous-marin américain début mars, dans les eaux internationales au large du Sri Lanka.




